Habitudes actuelles et autoévaluation

 

Débutons avec des habitudes d'affaires fréquentes dans les entreprises.

  • La forte personnalisation des services et des produits est fréquente et entraine de nombreux échanges, de fréquents déplacements et des difficultés à garder une haute qualité à l'intérieur de délais et dépenses acceptables.

  • Le temps et la liquidité manquent et la priorité est donné au coeur du métier de l'entreprise, dont les urgences.

  • Les journée de travail s'étire indûment, ce qui laisse très peu de temps (moins de 1%: < 25min/sem) pour accroître ses aptitudes, dont celles en informatique.

  • La direction a une impatience certaine  face aux technologies d'information.

  • L'utilisation du numérique est souvent désinvolte ce qui conduit à des réalités d'affaires, telles que:

  • plus d'une copie active de documents, agendas et contacts;

  • gestion négligée des droits d'accès et des backups;

  • lieux et noms disparates des contenus d'affaires; 

  • contenus d'affaires sans historique d'édition;

  • structure flottante  des contenus d'affaires;

  • expertise sous forme de silos personnels;

  • échanges incessants de courriels d'une à deux lignes;

  • encadrement négligé des technologies, souvent variées et désuètes.

 

Ces habitudes ont d'importantes répercussions:

Ce n'est pas la bonne version. 

Ce rapport a été transmis incomplet.
Ce n'est plus le bon formulaire.

Je ne retrouve pas le document, Je ne l'ai pas avec moi.
L'historique est inexistant.

Je ne suis pas prêt; Je ne sais pas comment;  J'ai oublié.

Je n'étais pas d'accord; Je n'étais pas au courant.
Je vais devoir revenir; 

Oups ! aucun backup.

L'ambiance est stressante... 

Prenez note de celles que vous vivez et profitez de l'occasion pour en estimer les impacts. Ce n'est pas simple me direz vous et c'est effectivement le cas. Par exemple, vous pourriez utiliser les techniques d'observations de cette vidéo de 9m09. Cet excellent article d'Alain Fernandez donne aussi de bonnes pistes pour mesurer la performance. Entre autres, il mentionne l'importance de mesurer la satisfaction du personnel, tout comme sa capacité d'innover, de travailler en équipe et de coopérer plus largement.

Pourquoi les répercussions négatives ci-dessus sont-elles si fréquentes ? Souvent parce que des centaines de décisions quotidiennes sont guidées par notre pilote automatique au lieu d'être le résultat de pensées réflectives mieux contrôlées et plus aptes à appliquer des règles.

 

Très rapide et instinctif, notre pilote automatique nous demande peu d’efforts dans un rythme de travail trépidant avec agendas chargés. Le tout entraine des gestes quotidiens en désaccord avec ce que nous aurions besoin. Heureusement des solutions existent et font l'objet des prochaines parties de ce guide.

 

Poursuivons avec une autoévaluation de la capacité d'innover de votre entreprise par le numérique. Complétez cet autodiagnostic gratuit divisé en 8 blocs de questions à choix multiples. Prévoyez une demi-heure pour répondre.

Cet autodiagnostic fut très bien monté par le CEFRIO, c'est plein de trucs, de conseils et de ressources, et vos résultats sont sauvegardés pour y revenir à votre guise. Vous pourrez les comparer par rapport à ceux d'entreprises de même taille et du même secteur d'affaires. Pour vous donner le goût, voici des capsules vidéos que vous retrouverez en réalisant ce diagnostic.

 

Profitez-en pour ouvrir un bloc-note OneNote et y copier les constats et suggestions offertes au cours du diagnostic et pertinentes pour vous.

 

En 2016, le CEFRIO a publié dans un communiqué de presse des conclusions générales relatives aux autodiagnostics. Voici un résumé :

  1. Plus une organisation utilisent les TIC,  plus elle innove facilement.

  2. Plus une organisation innove, plus elle est performante.

  3. La confiance du dirigeant face à l’innovation est LE prérequis à plus de performance.

  4. Plus la direction est favorable aux changements, plus l'entreprise innove.

  5. À considérer également pour innover: soutien des employés au changement, appui aux idées nouvelles, culture d’expérimentation émanant de la haute direction et culture collaborative du côté des employés.

« Les entreprises du Québec continuent de faire un usage très peu intensif de technologies pourtant importantes. Qu’on pense aux outils de collaboration ou bien à ceux de type Web analytics ou encore à ceux permettant de faire de l’exploration de données, tous sont encore trop peu utilisés, alors qu’ils peuvent avoir des effets importants sur la performance d’une entreprise » 

Citation de Claire Bourget. directrice CEFRIO  

Vous devriez avoir maintenant un portrait plus détaillé de votre situation actuelle en matière d'habitudes d'affaires et de votre capacité d'innovation par un virage numérique. Poursuivons avec une revue des enjeux et besoins d'affaires.

 

Juin 2017

S. Charron